N40NUISIBLE 40

Guide d'identification

Cafards : viser les cachettes,
pas les individus

Le réflexe

Vu en plein jour ? Il y en a des dizaines cachés. Et la bombe insecticide les disperse : c'est l'appât qui règle le problème.

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Reconnaître l'espèce

Quatre espèces s'invitent chez nous. Les distinguer oriente le traitement — et la plus petite est la plus redoutable.

La blatte germanique (Blattella germanica)
La blatte germaniqueBlattella germanica
La blatte orientale (Blatta orientalis)
La blatte orientaleBlatta orientalis
La blatte américaine (Periplaneta americana)
La blatte américainePeriplaneta americana
La blatte rayée (Supella longipalpa)
La blatte rayéeSupella longipalpa
90 % des cas

La blatte germanique

  • Petite (1 à 1,5 cm), brun clair, avec deux bandes sombres sur le « bouclier » derrière la tête.
  • Cuisine et salle de bain, derrière le frigo, sous l'évier ; elle court vite et ne vole pas.
  • Elle se reproduit très vite : quelques individus deviennent des milliers en quelques mois.
  • Vue en cuisine = infestation intérieure : elle ne part jamais toute seule.
La blatte des égouts

La blatte orientale

  • Plus grande (2 à 3 cm), brun foncé à noir et luisante.
  • Caves, sous-sols, canalisations : elle remonte par les colonnes d'évacuation. Plus lente, aime le frais et l'humide.
  • Sa présence signale souvent une remontée par les réseaux d'évacuation.
La plus grosse

La blatte américaine

  • Impressionnante : 3 à 5 cm, brun rougeâtre, avec un anneau plus clair sur le bouclier.
  • Égouts, vides sanitaires, locaux techniques, chaufferies : elle aime la chaleur et l'humidité.
  • Contrairement à la germanique, elle peut voler ou planer sur de courtes distances.
  • Plutôt rare en logement : on la rencontre surtout dans les grands bâtiments et les réseaux.
La blatte des meubles

La blatte rayée

  • Supella longipalpa : petite (1 à 1,4 cm), brun clair, avec deux bandes claires en travers de l'abdomen.
  • Elle préfère les endroits chauds et secs, souvent en hauteur : chambres, placards, meubles, derrière les cadres.
  • Le mâle peut voler sur une courte distance ; elle grignote aussi papier, colle et amidon.
  • Pas confinée à la cuisine : c'est ce qui la distingue de la germanique.
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Les signes d'une infestation

Nocturnes et discrets, les cafards se repèrent surtout à leurs traces — souvent avant qu'on les voie.

Les indices

Sous les appareils
  • Déjections comme du café moulu ou du poivre : points noirs dans les placards et sous l'électroménager.
  • Oothèques (capsules brunes de 5 à 10 mm), mues, et une odeur de renfermé quand la population grossit.
  • Un cafard vu de jour — ou un seul bébé cafard — signale une infestation déjà installée.

Le risque

Bactéries + allergènes
  • Ils ne piquent pas, mais contaminent aliments et surfaces (risque d'intoxication).
  • Leurs déjections et mues sont des allergènes reconnus → allergies et asthme, surtout chez l'enfant.
  • Le risque est indirect mais réel : hygiène alimentaire et santé respiratoire.
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Bien réagir

Tuer les cafards visibles ne suffit pas : les œufs restent protégés et les cachettes intactes. Pour éliminer durablement une infestation, il faut traiter la colonie à la source.

Le gel appât, pas la bombe

Effet domino
  • Un gel appât atteint les cachettes et se transmet à la colonie : les cafards contaminés meurent au nid.
  • Pas de bombe ni de fogger : ça épargne les œufs protégés dans l'oothèque et disperse la colonie vers d'autres pièces.
  • La germanique résiste aux insecticides courants et se reproduit vite : la bombe donne un faux résultat.

Couper l'eau et la nourriture

Hygiène + accès
  • Miettes, graisses et restes supprimés ; réparez les fuites — les cafards ont besoin d'eau.
  • Nettoyez sous et derrière les appareils ; bouchez fissures et passages de tuyaux.
  • Germanique installée, récidive ou logement en immeuble → un professionnel certifié, en traitement coordonné.
En voir un de jour n'est jamais anodin. Les cafards sont nocturnes : s'ils sortent au grand jour, c'est que les cachettes sont pleines. Plus on attend, plus la population explose — et plus le traitement est long.

Idées reçues

« Ma maison est propre, donc pas de cafards. »En partie faux. La propreté aide, mais la blatte germanique arrive aussi par un carton, un sac, un électroménager d'occasion ou un logement voisin — indépendamment du ménage.
« Une bombe insecticide va tout régler. »Faux et contre-productif. Elle tue les cafards visibles, épargne les œufs protégés dans l'oothèque et disperse la colonie vers d'autres pièces. La germanique y résiste en plus.
« Je n'en vois qu'un, ce n'est rien. »Faux. Nocturnes, les cafards se cachent : en voir un le jour, ou un seul bébé cafard, trahit une population déjà nombreuse.
Vite, et jusqu'aux cachettes.

La blatte germanique se reproduit de façon exponentielle — quelques individus deviennent des milliers en quelques mois — et ses œufs, protégés dans l'oothèque, survivent aux traitements de surface. D'où deux règles : agir dès le premier signe, et viser les cachettes, pas les cafards visibles. La méthode qui tient : gel appât à effet domino, suppression de l'eau et de la nourriture, bouchage des accès — et jamais de bombe qui disperse. En cas d'infestation installée, de récidive ou de logement en immeuble, un professionnel certifié Certibiocide traite l'ensemble des foyers et assure le suivi.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un cafard et une blatte ?
Aucune. « Blatte » est le terme scientifique, tandis que « cafard » est le nom le plus utilisé dans le langage courant. Les deux désignent les mêmes insectes de l'ordre des Blattodea. En France, on appelle souvent « cafards » les espèces qui infestent les habitations, comme la blatte germanique, orientale ou américaine.
Comment reconnaître une blatte germanique ?
La blatte germanique est la plus fréquente dans les logements. Elle mesure environ 1 à 1,5 cm, est brun clair et possède deux bandes noires parallèles sur le pronotum (le bouclier situé derrière la tête). Elle se cache principalement dans les cuisines, salles de bains et près des appareils produisant de la chaleur.
Pourquoi ai-je des cafards chez moi ?
Les cafards recherchent trois choses : de la chaleur, de l'eau et de la nourriture. Ils peuvent arriver dans un carton de livraison, un meuble d'occasion, les canalisations, les parties communes d'un immeuble ou depuis un logement voisin. Leur présence n'est donc pas forcément liée à un manque d'hygiène.
Peut-on avoir des cafards dans une maison propre ?
Oui. Une maison propre limite leur développement mais n'empêche pas leur arrivée. Les blattes germaniques peuvent être introduites par des emballages, des sacs de courses, des appareils électroménagers ou migrer depuis un appartement voisin. Une fois installées, elles trouvent souvent suffisamment d'eau et de nourriture pour survivre.
Un seul cafard signifie-t-il une infestation ?
Pas toujours, mais c'est un signal d'alerte. Une blatte observée en plein jour ou une jeune blatte (nymphe) augmente fortement la probabilité qu'une colonie soit déjà présente. Plus une infestation est prise en charge tôt, plus elle est facile à éliminer.
Comment se débarrasser définitivement des cafards ?
Le traitement le plus efficace combine plusieurs actions : utiliser un gel appât, supprimer les sources d'eau et de nourriture, nettoyer les cachettes et colmater les points d'entrée. En cas d'infestation importante ou récurrente, l'intervention d'un professionnel est souvent nécessaire. Les autorités sanitaires autorisent d'ailleurs des boîtes d'appâts spécifiquement contre la blatte germanique pour un usage domestique.
Pourquoi les bombes insecticides ne fonctionnent-elles pas toujours ?
Les bombes insecticides éliminent surtout les individus exposés au moment du traitement. Elles atteignent difficilement les cachettes où vit la majorité de la colonie et les œufs protégés dans les oothèques. Certaines populations de blattes germaniques présentent également des résistances à certains insecticides.
Le gel appât est-il vraiment efficace ?
Oui, lorsqu'il est correctement utilisé. Les blattes consomment le gel dans leurs cachettes. Les produits homologués sont largement utilisés en désinsectisation car ils ciblent la colonie plutôt que les seuls individus visibles. Les boîtes d'appâts destinées aux particuliers sont également autorisées par l'ANSES contre la blatte germanique.
Les cafards sont-ils dangereux ?
Les cafards ne piquent pas et ne recherchent pas l'homme. En revanche, ils peuvent contaminer les aliments et les surfaces en transportant des micro-organismes. Leurs déjections, leurs mues et certains fragments de leur corps sont également des allergènes reconnus pouvant favoriser des réactions allergiques et l'asthme, notamment chez les personnes sensibles.
Combien de temps faut-il pour éliminer une infestation ?
Tout dépend de l'espèce, de l'importance de l'infestation et de la rapidité d'intervention. Une infestation récente peut être maîtrisée en quelques semaines, tandis qu'une infestation ancienne ou présente dans plusieurs logements peut nécessiter plusieurs traitements et un suivi sur plusieurs mois.

Des cafards dans la cuisine ?

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